Lexique

 

Adresse : Une adresse Bitcoin est utilisée pour effectuer des transactions sur le réseau Bitcoin. Elle contient une suite de caractères alphanumériques, mais peut aussi se présenter sous forme d’un code QR à scanner. Une adresse Bitcoin est aussi constituée d’une clé publique et d’une clé privée dont les utilisateurs ont besoin pour signer leurs transactions de façon électronique.

Altcoin : Abréviation pour “Alternative Coin”. Un altcoin est une cryptomonnaie autre que le bitcoin.

Bitcoin (BTC) : Selon la définition de son créateur, Satoshi Nakamoto, Bitcoin est « un système de monnaie électronique entièrement de personne à personne permettant d’effectuer des paiements en ligne, sans passer par une institution financière ». Créée en 2009, Bitcoin est la première application développée sur une blockchain et, à ce jour, la plus massive. C’est un logiciel open-source dont le code est visible et modifiable par tous. Après son apparition en 2009, le potentiel technologique de Bitcoin a été éclipsé par ses usages illégaux. Cependant, la communauté n’a cessé de grandir et la valeur d’un bitcoin a même dépassé les 1000$ courant 2013. Depuis Novembre 2014, elle oscille entre 230$ et 400$ et se stabilise maintenant aux alentours des 1300$.

Blockchain : La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations à coût minime, sécurisée, transparente, et fonctionnant sans organe central de contrôle.
Par extension, une blockchain (littéralement une « chaîne de blocs ») désigne une base de données sécurisée et distribuée (car partagée par ses différents utilisateurs), contenant un ensemble de transactions dont chacun peut vérifier la validité. Une blockchain peut donc être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable.

Clé privée/Clé publique : Le jeu de clef publique/privée est le mécanisme d’identification de la Blockchain. Cette innovation décisive provient de travaux sur la cryptographie asymétrique dans les années 70. Les deux clefs sont liées mathématiquement de sorte que la clef publique (connue de tous) permet de coder un message tandis que la clef privée (connue par l’utilisateur seul) permet de le décoder. En somme, une clef privée permet de calculer la clef publique mais l’inverse est impossible.

Cryptomonnaie : Monnaie électronique et peer-to-peer, se basant sur les principes de la cryptographie pour valider les transactions et la génération de la monnaie elle-même.

Ethereum : Plateforme décentralisée, basée sur une blockchain, permettant à son réseau d’utilisateurs de créer des smart contracts. La blockchain d’Ethereum fonctionne avec la monnaie Ether. Contrairement à la blockchain du bitcoin, focalisée sur l’aspect monétaire, la blockchain d’Ethereum a vocation à accueillir des programmes très divers, qui sortent du cadre purement monétaire.

Hard fork/soft fork:

un « fork » (un embranchement) est une modification des règles qui la régissent. Certaines transformations peuvent être mineures et rétrocompatibles – on parle alors de « soft fork » – ou plus importantes et sans compatibilité ascendante, c’est un « hard fork ». Un « soft fork » peut se contenter du soutien de la majorité de nœuds et mineurs pour devenir fonctionnel. Un « hard fork » en revanche nécessite un très large consensus, voire une unanimité.

En effet, si, dans le cas d’un « hard fork », un groupe suffisamment important de mineurs et de nœuds maintenaient l’ancienne version du protocole, la modification ne pourrait aboutir qu’à la création d’un « altcoin » supplémentaire. Dans ce cas de figure on peut imaginer que les utilisateurs seraient divisés entre la version orthodoxe désormais minoritaire maintenue par le groupe conservateur et une alternative hétérodoxe devenue majoritaire. Le risque c’est la perte de confiance et un effondrement du cours du nouveau comme de l’ancien token.

Un « soft fork » est une mise à jour mineure et optionnelle. Il s’agit d’une restriction des règles régissant l’ancien protocole. Les transactions enregistrées par les mineurs du nouveau protocole sont toujours validées par ceux ayant conservé l’ancien. L’objectif les initiateurs d’un « soft fork » c’est que l’implémentation du nouveau protocole soit adoptée par plus de 51% des mineurs afin d’inscrire dans le temps les nouvelles règles. En cas de consensus large on peut évidemment augmenter le seuil du déclenchement d’un « soft fork » pour assurer son bon fonctionnement.

Monnaie FIAT : Monnaie “classique”, dont la valeur est donnée par la loi ou la régulation gouvernementale  (euro, dollar…).

Microtransaction : Transaction de quelques centimes. Dans un circuit “classique”, via une banque par exemple, les microtransactions sont trop coûteuses à réaliser (les frais sont en effet supérieurs au montant des transactions). La blockchain apporte une solution à ce problème.

Minage : Le mining, ou minage en français, est l’action de validation des informations inscrites sur une blockchain (1). C’est aussi l’acte de création monétaire (2).

  1. Le minage est l’activité de résolution de problèmes cryptographiques [voir Proof of Work] qui permettent la validation des blocs. Effectué par certains noeuds du réseau, c’est l’instrument qui remplace la vérification d’un office unique par un travail décentralisé. Cette opération collective produit un consensus sur la validité ou non d’une transaction.
  2. Chaque validation est rémunérée par quelques milli-centimes de crypto-monnaie : c’est le mécanisme de création monétaire des cryptomonnaies sur une blockchain.

Mineur : Les miners, ou mineurs en français, sont les nœuds du réseau qui valident les transactions et alimentent la puissance de calcul de la Blockchain. Ce sont eux qui opèrent la validation des transactions à la place d’une instance centrale. Ce sont des individus ou des organisations qui apportent le matériel informatique nécessaire pour résoudre des problèmes cryptographiques en temps réel. Le premier des mineurs à trouver cette solution est rémunéré en crypto-monnaie, ce qui génère une compétition entre les mineurs et les pousse à acquérir du matériel plus puissant.

Noeud : Ordinateur relié au réseau et utilisant un programme relayant les transactions.

Pool de minage : Afin d’augmenter la capacité de résolution des blocs, les mineurs mettent en commun la puissance de calcul de leurs ordinateurs et constituent un pool. Les gains générés sont partagés entre les mineurs du pool.

Plateforme de change : Source centrale qui permet d’échanger les différentes formes de monnaie et autres actifs. Les plateformes de change Bitcoin sont généralement utilisées pour échanger la crypto-monnaie. D’autres, échangent généralement les monnaies fiat.

Proof of work : La Proof of Work (PoW) est le résultat du problème cryptographique à résoudre pour qu’une nouvelle information soit ajoutée dans un bloc. Ce résultat est difficile à obtenir et nécessite beaucoup de puissance informatique. En revanche, sa vérification est peu consommatrice de ressources ce qui peut être effectué par le plus nombre. La Proof-of-Stake (preuve d’intérêt) est une autre méthode de validation des blocs. Celle-ci est basée sur les avoirs (ainsi que leur temps de conservation) de la personne et se définit généralement par un pourcentage de création monétaire. C’est une méthode parallèle pour atteindre un consensus décentralisé et qui a l’avantage de consommer peu d’énergie (Peercoin, NeuCoin ou BlackCoin sont des monnaies PoS). Les deux méthodes de ne sont pas exclusives et sont parfois utilisées conjointement.

Pour aller plus loin : https://fr.wikipedia.org/wiki/Preuve_d%27enjeu

Pump and dump (Gonflage et largage) : Une opération de manipulation des cours d’un produit financier qui a été acheté ou produit à bas prix en faisant de la publicité agressive et des déclarations erronées ou douteuses. La publicité encourage d’autres personnes à acheter le produit ce qui augmente le cours. Lorsque le le cours est assez haut, l’auteur de cette opération vends toutes ses parts dans le produit ce qui a pour conséquence de crasher le cours du produit.

Token : Le token (jeton en anglais) est l’unité de base d’une blockchain. C’est cette unité transférable qui devient donc une preuve de propriété : le token est possédé sur un compte, une adresse au sein du système (par exemple, le token de la blockchain bitcoin est le Bitcoin ). De plus, il est possible d’adosser des informations à des tokens et de les utiliser au-delà d’application monétaires : un titre de propriété, un bulletin de vote, une preuve d’antériorité. Un moyen d’affecter une valeur spécifique à un token est la coloration de coins : des tokens taggés (colorés) qui seront comme un sous-sytème monétaire au sein d’une blockchain. Cela peut servir à émettre et gérer des actions pour un moindre coût, le site Coinprism permet de tester cette fonction assez facilement. Les tokens sont l’unité transactionnelle et informationnelle sur une blockchain.

Satoshi Nakamoto : Pseudonyme de l’inventeur du bitcoin, dont la véritable identité est encore inconnue malgré de nombreuses spéculations.

Scamcoin (Coin arnaque) : Une monnaie alternative crée dans le seul but de rendre riche ses créateurs. Les coins arnaque utilisent souvent les techniques de “pump and dump” et de pré-minage.

Sidechain : Blockchain secondaire qui se développe parallèlement à une blockchain principale, mais qui y est rattachée afin de pouvoir en connaitre toutes les informations. Les sidechains permettent d’accroitre le volume d’informations pouvant être traitées au sein d’une blockchain (volume normalement limité), tout en restant sur une même blockchain principale.

Smart contract : “contrat intelligent”. Les smart contracts sont des programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés.

Références :